samedi, 19 mars 2005
Think Different

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mercredi, 05 janvier 2005
Ocean et ses compères...
Alors que je quittais la salle, le sourire aux lèvres, content d'avoir vu ce que j'estimais être un "bon Soderbergh", je constatais que les commentaires de ceux qui m'accompagnaient (oui on va au cinéma en bande de nos jours) étaient bien moins enthousiastes.
"C'est un délire complet" "C'est nul !" "Beaucoup moins bien que le premier..."
C'est alors que j'ai compris la source de leur déception. Car c'est bien de déception qu'il s'agit. En venant voir Ocean's Twelve, ils cherchaient un nouveau Ocean's Eleven, un Ocean's Eleven "plus". Fort heureusement - de mon point de vue - ce n'est pas la solution pour laquelle Soderbergh a opté en réalisant cette suite. Quel est l'intérêt de refaire le même film ? Même si l'on essaye de le refaire en mieux, en "plus" ? Attention, le cas du remake est différent car cet exercice est fondé sur la variation de point de vue (changement d'époque, de culture, de réalisateur...).
Le problème d'Ocean's Twelve, c'est qu'il laisse sur le carreau ceux qui s'attendaient à voir un Ocean's Eleven bis. Pire, il leur rappelle à chaque instant qu'ils sont dans une salle de cinéma et pas dans l'action d'un film. Il fallait venir voir le film sans rien n'en attendre, c'est la chance que j'ai eu. J'ai ainsi pu voir, avec le plus grand plaisir, non pas - à l'instar de son prédécesseur - un énième film de casse, mais un film sur le cinéma. Mieux (ou pire, c'est selon), un film sur Hollywood. La séquence avec Willis et Roberts (qui a horripilé les autres) m'a d'ailleurs fait penser à The Player de Robert Altman.
Vu comme ça, le film est bourré de second degré, Soderbergh capte le jeu des acteurs avec autant de brio qu'il l'a fait par le passé (Sexe, Mensonge et Vidéo, et Erin Brokovitch surtout), et on se fout royalement de l'identité du 12ème d'Ocean !
13:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
mardi, 02 novembre 2004
Un petit peu de poésie
Parce que l'homme ne serait rien sans l'art, et que l'art ne serait rien sans la poésie...
Même les comètes sont suicidaires
Le miroir de mon coeur
Laisse voir mon malheur
Et le son de mes pleurs
Me laisse entrevoir
La force et la douleur
Que cause le désespoir.
Je rève d'un état plat
D'une fève sans éclat
D'un monde, où le trépas
Est de l'arbre la sève,
Et où même les chats
Jamais ne se relèvent.
En pensant à la mort,
Je conjure le sort
Pour préserver mon corps
De cet affreux moment
Où notre coeur s'endore
En l'espace d'un instant.
C'est peut-être pour cela
Que même les lilas,
Comme les arbres et les rats
Quittent notre planète
Ne laissant que le froid
Rejoignant finalement, les suicidaires comètes.
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